Le foot à cinq, un jeu collectif qui séduit de plus en plus

Dix joueurs, un terrain fermé, des murs qui renvoient la balle et une intensité qui ne faiblit jamais : le football à cinq n’est pas une simple déclinaison du grand terrain. C’est un sport à part entière, qui a su séduire bien au-delà du cercle des puristes. Sur le gazon synthétique ou dans un gymnase, la dynamique change, les automatismes aussi. Ici, chaque touche de balle compte, chaque espace se gagne au prix d’un effort collectif. Voyons ce qui fait la singularité de cette discipline aussi vivace qu’accessible.

Quelques mots sur le foot à cinq

Le foot à cinq, parfois désigné sous le nom de futsal lorsque la partie se déroule en salle, s’est taillé une place à part dans le paysage sportif. Même s’il partage ses racines avec le football traditionnel, il impose sa propre culture, son tempo, ses règles. Beaucoup jouent en intérieur, mais il n’est pas rare de voir des terrains aménagés à l’extérieur pour jouer au foot en équipe de 5. Reconnu par la fédération internationale du football, il attire autant les amateurs cherchant la convivialité que les compétiteurs en quête de technique et de vitesse.

Les équipes

Comme son nom l’indique, chaque équipe se compose de cinq joueurs alignés sur le terrain : quatre joueurs de champ, épaulés par un gardien de but. Mais la flexibilité règne : le « goal volant », remplaçant du gardien, peut se glisser dans la partie à tout moment, à condition d’arborer un maillot spécifique. On retrouve alors dix acteurs sur le terrain, mais sur les bancs, le nombre de remplaçants grimpe jusqu’à neuf par équipe. Et là, le football à cinq s’écarte franchement du modèle à onze : les changements sont ouverts, sans restriction. Un joueur peut quitter le terrain, reprendre son souffle, puis revenir quelques minutes plus tard. Seule condition : chaque remplacement s’effectue depuis la zone dédiée, remplaçant et remplacé se croisent à la porte, sous l’œil vigilant de l’arbitre, comme au handball.

Le match

Un match de foot à cinq se joue en deux périodes de 25 minutes. Entre ces deux séquences effrénées, une pause de 15 minutes permet de reprendre ses esprits. Si la rencontre doit absolument désigner un vainqueur, cas classique lors des phases à élimination directe,, les prolongations s’enclenchent : deux fois cinq minutes, puis, si le score reste figé, une séance de tirs au but départage les équipes.

Le ballon lui-même diffère de celui du football à onze. Plus petit, plus dense, la taille 4 remplace la taille 5, avec une particularité : il rebondit moins, obligeant à des gestes plus précis et à une conduite de balle maîtrisée. Cette caractéristique façonne le style de jeu et ajoute une dimension technique unique au foot à cinq.

L’arbitrage et les règles de jeu

L’arbitrage mobilise trois officiels, mais leur répartition diffère du football classique. Deux arbitres longent les lignes de touche, tandis que le troisième surveille le temps, gère les fautes et accorde les temps morts. Leur vigilance est constante, car l’enchaînement des actions ne laisse aucun répit.

En ce qui concerne les fautes, la discipline est stricte : dès que cinq fautes sont commises par une équipe au cours d’une période, l’adversaire bénéficie d’un coup franc direct, sans mur, tiré depuis le deuxième point de réparation. Pas de place pour l’à-peu-près : chaque intervention trop appuyée pèse immédiatement dans la balance.

La gestion des cartons colore aussi le jeu : deux avertissements ou un rouge direct signifient exclusion immédiate, suivie d’une suspension lors de la prochaine rencontre. Pourtant, la sanction n’est pas absolue : après dix minutes, ou plus tôt si l’équipe en infériorité marque un but dans les deux minutes suivant l’expulsion, un remplaçant peut reprendre la place laissée vacante. La tension ne retombe jamais, l’équilibre des forces reste fragile.

Le gardien, de son côté, doit obligatoirement relancer le ballon à la main. Une fois la remise effectuée, il ne peut pas retoucher la balle avant qu’un adversaire ne l’ait jouée, et il est tenu de se positionner dans le camp opposé. Cet enchaînement particulier façonne le rythme et l’engagement des relances.

La règle des quatre secondes s’impose lors de chaque remise en jeu : dès que le ballon est prêt, il faut agir vite. Si le chrono s’emballe et que la limite est dépassée, l’équipe adverse hérite d’un coup franc indirect. Cette contrainte façonne les automatismes et impose une concentration de tous les instants.

Le football à cinq, c’est une chorégraphie rapide, un jeu d’équipes où l’expérience se construit en quelques passes, où chaque occasion se transforme en opportunité de marquer. Pas d’espace pour la routine : à chaque match, la tactique s’ajuste, les réflexes s’affûtent, et l’envie de gagner transporte les joueurs d’un bout à l’autre du terrain. Que l’on vienne pour le plaisir ou pour la compétition, impossible de rester spectateur bien longtemps.

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