Trouver le rythme idéal pour progresser en course à pied

Comment votre allure se compare-t-elle vraiment à celle des autres coureurs ?

Vous avez déjà regardé votre chrono en vous demandant où vous vous situez face au « coureur moyen » ? Ceux qui enchaînent les entraînements saisonniers, printemps, automne, ont souvent une idée assez précise de leur place dans le peloton. On sait assez vite si l’on navigue avec les premiers, si l’on bataille au cœur du groupe ou si l’on tutoie la première moitié du classement.

Mais avant de foncer tête baissée dans le jeu des comparaisons, il faut rappeler une évidence : courir n’a pas besoin d’être une compétition permanente. Le plaisir brut de l’effort, la liberté de chaque foulée, voilà ce qui fédère les adeptes de la course à pied. Pas besoin de podium pour s’en réjouir, et c’est précisément ce qui fait la force de cette pratique accessible à tous.

CONNEXES : Qui peut prétendre qu’il est un coureur ?

Pourtant, il faut bien l’avouer, un soupçon de rivalité ne fait de mal à personne. La confrontation, même amicale, agit souvent comme un véritable carburant pour l’entraînement. Si doubler quelques adversaires lors d’un 10 km vous pousse à sortir courir, personne ne viendra vous jeter la pierre.

Ceux qui doutent de leurs capacités gagneraient parfois à se confronter à la réalité des chiffres. On a tous croisé ce coureur qui se pense « lent », puis, sans crier gare, termine dans le top 10 sur une course locale. Si vous avez tendance à vous sous-évaluer, mettre le nez dans les statistiques du rythme moyen peut offrir un vrai coup de boost.

Vous préparez un marathon ?

L’un de nos contributeurs, féru d’analyses, s’est penché sur la notion de « subélite » ou de « milieu de peloton », à partir des résultats du marathon de Chicago, fort de ses plus de 40 000 participants. En écartant les temps de marcheurs purs, il en a tiré quelques repères concrets :

  • 4h15 : c’est le temps qu’il faut à un homme pour intégrer la première moitié du classement.
  • 4h45 : c’est le seuil pour une femme afin de se hisser parmi les 50 % les plus rapides.
  • 3h00 : pour une femme, ce chrono la place parmi les toutes meilleures ; pour un homme, il le propulse dans le top 5 %.
  • 3h40 : à ce niveau, un homme fait clairement partie du premier quart.
  • 4h10 : une femme qui signe ce temps entre dans le groupe de tête, le quart supérieur.

La hiérarchie des marathoniens selon Running USA

  • 4h45:30 : c’est la moyenne féminine d’arrivée sur marathon en 2015.
  • 4h20:13 : c’est le temps moyen pour les hommes sur la même période.

Vous êtes plutôt semi-marathon ?

Les chiffres de Running USA donnent le ton :

  • 2h22:21 : temps moyen d’arrivée chez les femmes sur 21,1 km.
  • 2h04:00 : moyenne masculine sur la même distance.

Vous misez sur l’entraînement intensif ?

Un regard sur les moyennes des grandes métropoles selon Strava révèle l’allure des villes réputées les plus rapides :

  • 5’33 »/km : c’est le tempo moyen observé à Paris.
  • 5’36 »/km : à Londres, la cadence est similaire.
  • 5’42 »/km : Berlin affiche un rythme légèrement moins soutenu pour ses coureurs.

En mode sortie tranquille ?

Shape Magazine a récemment évoqué les habitudes des Américaines sur Strava en 2016 : en moyenne, elles parcouraient 7,4 km à une allure de 6’10 »/km.

Rythme effréné ou allure posée, chaque coureur écrit son histoire au fil des kilomètres. Les chiffres donnent des repères, mais la vraie victoire se mesure souvent au plaisir d’avancer. Peut-être que la prochaine fois, en croisant un autre coureur sur le chemin, vous verrez au-delà du chrono : la satisfaction d’être là, tout simplement, à tracer votre propre rythme.

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